Le vrai problème des voitures électriques

Les voitures électriques sont souvent acclamées comme le véhicule du futur qui aidera à la décarbonation des sociétés humaines, mais aussi, à proportion presque égale, décriées comme une fausse solution a cause des problèmes écologiques de fabrication et de recyclage des batteries. Je partage ici mon analyse en me joignant à ceux qui disent que le vrai problème des voitures électriques est qu’elles sont toujours des voitures.
Une réputation dichotomique
Cela fait maintenant une vingtaine d’années, depuis le début des années 2000, que l’on parle des voitures électriques, la technologie ayant commencé à atteindre un niveau suffisant pour envisager leurs constructions à grande échelle et le concept commence à cheminer dans l’opinion publique, surtout avec la conscience écologique se développant. Elles ont commencé à devenir une réalité de masse à la fin des années 2010, notamment avec Tesla en occident et BYD en chine.
A la fin de la décennie le nombres de véhicules produit dépassé déjà plusieurs millions et aujourd’hui la croissances des ventes est exponentielle et acheter une voiture électrique est devenu un choix relativement normal.
Les véhicules électriques ont fait leur réputations sur la promesse de l’écologie, étant dotés d’un moteur électrique au lieu de thermique, ils ne consomment pas de carburants fossiles à l’utilisation et ne rejettent pas de particules fines liées à la combustion dans l’atmosphère des villes. Ils se présentent comme une solution majeure à la pollution des villes et dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Mais très vite ils ont aussi subi des attaques assez importantes, en effet la fabrication des batteries nécessaire au fonctionnement des moteurs électriques demandent des matériaux dont la production est extrêmement polluante, et dont le recyclage est difficile. Il est aussi posé la question de la source d’énergie qui alimentent les véhicules électriques, en effet les batteries nécessitent d’être rechargées, et si l’énergie qui le fait provient d’énergies fossiles, alors le problème n’est seulement que déplacé.
Aujourd’hui bien que des critiques demeurent sur la fabrication et surtout sur le recyclage des batteries, de gros efforts sur ces sujets sont entrepris, et les véhicules électriques se sont, en tout cas pour l’instant, imposés comme étant le choix ayant été retenus pour la transition verte dans le domaine du transport par nombre d’acteurs importants. Par exemple, l’Europe compte interdire la vente de véhicules thermiques neufs en 2035 en mettant en avant les véhicules électriques comme alternative, et la chine a vu ses ventes de véhicules électriques exploser grâce aux politiques de subventions gouvernementales et de lutte contre la pollution atmosphérique.
L’arbre qui cache la forêt
Mais alors quel est le problème qui est moins reproché aux véhicules électriques alors qu’il constitue pour moi leur problème majeur ?
C’est que les voitures électriques restent malgré tout des voitures :
Elles posent toujours les problèmes d’infrastructure que les voitures classiques posent. Notamment une très mauvaise efficacité en terme de place nécessaire par personnes transportées. Ce qui nécessite de grandes routes asphaltées, crée des bouchons et donc augmente le temps de transit d’un point A à un point B, et nécessite une place énorme de parking. Place qui manque souvent beaucoup dans les villes et qui pourrait être utilisée à meilleur escient.
D’autant que pendant longtemps, cela est moins vrai aujourd’hui avec l’augmentation de l’autonomie des véhicules électriques, ils était vu comme des véhicules à destination d’une population urbaine pour leur transit quotidien. Alors que, même si la réduction de la pollution atmosphérique apportée par les moteur électrique est toujours la bienvenue, c’est justement les villes qui ont le plus d’intérêt à avantager grandement les transports en commun au lieu des véhicules personnels, pour toutes les raisons citées plus haut.
Pour conclure, si le remplacement des véhicules thermiques par des véhicules électriques à batteries est une bonne chose dans la lutte contre le réchauffement climatique, ce n’est qu’une petite partie de l’équation, et il est très important de développer les moyens de transport beaucoup plus efficace dont nous avons déjà la technologie, qu’ils s’agissent des mobilités dites “douces” ( vélo et des trottinettes électriques ou non), des transports en commun comme les bus ou les trams, et le transport ferroviaire, de fret ou de voyageurs. Qui permettront non seulement de lutter encore plus efficacement contre les gaz à effets de serre, mais aussi de rendre les transports en ville plus efficaces, moins gourmands en places et en asphalte, et permettront de rendre les villes plus agréables à vivre.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
heitzler (21 juillet 2025). Le vrai problème des voitures électriques. Contrepoints. Consulté le 15 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/14ea1

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